Cambridge IGCSE French - First Language 0501 — 2007 May/June Paper 1 · Variant 1

0501/11/M/J/07

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Question paper4 pages

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This document consists of 4 printed pages. IB07 06_0501_01/5RP © UCLES 2007 [Turn over *6371531191* UNIVERSITY OF CAMBRIDGE INTERNATIONAL EXAMINATIONS International General Certificate of Secondary Education FIRST LANGUAGE FRENCH 0501/01 Paper 1 Reading May/June 2007 2 hours Additional Materials: Answer Booklet/Paper READ THESE INSTRUCTIONS FIRST If you have been given an Answer Booklet, follow the instructions on the front cover of the Booklet. Write your Centre number, candidate number and name on all the work you hand in. Write in dark blue or black pen. Do not use staples, paper clips, highlighters, glue or correction fluid. Answer all questions. At the end of the examination, fasten all your work securely together. The number of marks is given in brackets [ ] at the end of each question or part question. D’ABORD LISEZ LES INSTRUCTIONS Si vous avez une feuille-réponse suivez les instructions données sur cette feuille. Écrivez le numéro de votre Centre, votre numéro de candidat et votre nom sur chaque feuille que vous rendez à la fin de l’examen. Écrivez en encre bleue foncée ou noire. N’utilisez ni agrafes, ni trombones, ni surligneur, ni colle, ni correcteur fluide. Répondez à toutes les questions. À la fin de l’examen, attachez bien toutes vos feuilles ensemble. Le nombre de points est mentionné entre parenthèses [ ] à la fin de chaque question ou partie de question. www.XtremePapers.com

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2 © UCLES 2007 0501/01/M/J/07 PREMIÈRE PARTIE Lisez attentivement le texte suivant, puis répondez aux questions. «Y a un ange gardien dans mon bus» En un an, la délinquance dans les bus a augmenté de 30% en France. En Seine-Saint-Denis, l’arrivée d’«hôtesses de ligne» a inversé la tendance rien qu’avec un sourire. Tout a commencé il y a six ans. Cette année-là le directeur d’une compagnie de bus de la région parisienne constate que les dégradations sont en augmentation dans ses bus et que ses chauffeurs étaient de plus en plus souvent agressés par des adolescents violents. «On s’est rendu compte que le contrôle musclé ne servait à rien, explique-t-il. Il fallait tenter autre chose.» Il décide alors d’engager six filles comme hôtesses et de les envoyer sur ses lignes. Le charme plutôt que la répression. Elles ne contrôlent pas les billets, n’infligent pas d’amendes. Un badge sur une veste rouge, c’est leur seule «autorité», le sourire leur unique arme. «Au départ, avoue le directeur, j’ai eu peur. On m’a traité de fou.» Et pourtant les résultats sont là: au bout d’un temps d’adaptation relativement court, les bus s’humanisent et les dégâts diminuent. En six ans, aucune des hôtesses n’a été agressée. Et les 250 chauffeurs du réseau qui au début étaient très sceptiques, ont changé d’avis. La plupart d’entre eux refusent même de prendre le volant sans hôtesse à bord. Pour le directeur, l’affaire est entendue : si vous mettez des gros bras, c’est l’affrontement ; avec des femmes, l’agressivité tombe d’elle-même car il n’y a pas de rapport de force.» Une douzaine de jeunes femmes de 18 à 31 ans, françaises d’origine, «beurs*», sénégalaises, cambodgiennes, composent les troupes de charme de la société. «Peu importe les diplômes ! Ici ce qui compte, c’est le sourire, la personnalité, le sens du contact» explique la responsable. «Notre mission ? Redonner le sourire aux bus, renouer avec le dialogue, bref, rompre la morosité» résume Nadia, 31 ans. Renseigner les voyageurs, aider les personnes âgées, les mamans avec leur poussette et bien sûr contenir les débordements des 10-15 ans sur les lignes dures.» «Au début, c’est un peu angoissant, reconnaît Malika, 28 ans, étudiante en psychologie. En fait, il faut aller vers eux, les apprivoiser, briser la méfiance. Ce ne sont pas des monstres… Ils sont agressifs parce qu’ils se croient fichus. Personne ne leur parle, personne ne s’intéresse à eux.» Malika, elle, s’assoit, discute de choses et d’autres : «Tu viens d’où ? Est-ce que tu fais du sport ? Comment s’est passé ton conseil de classe ? Tu passes ? Tu redoubles ? As-tu des projets pour l’année prochaine ?» Quand ils comprennent que les hôtesses ne sont pas là pour les contrôler ou les réprimer, mais pour rappeler les règles, marquer les limites, les écouter, chacun, personnellement, alors ils se confient. «On parle de tout, des résultats scolaires, des problèmes avec les parents… et même des affaires de cœur parfois. Ils ont juste besoin qu’on fasse un peu attention à eux.» Les jeunes filles découvrent très vite que le contact dans les bus ne suffit pas pour qu’un vrai dialogue s’établisse. Malika, Nadia et les autres se sont alors rendues dans les cités et dans les collèges pour faire de la prévention. Aujourd’hui, les hôtesses sont de toutes les animations, des Olympiades d’Aulnay au Raid Aventure en Ile-de-France, en passant par mardi gras et la fête des écoles. Malika, Nadia et Isabelle ont même joué les choristes dans un groupe de rap, lors d'une fête de la musique. «Tout le monde nous connaît à présent, ajoute Nadia. On fait partie de la vie du quartier. Les jeunes viennent nous parler de leurs difficultés, nous demander des conseils : stages, orientation… où s’adresser ? Ils ont confiance en nous…» * Beur = personne d’origine nord-africaine née en France 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50

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3 1 Répondez en français aux questions suivantes. (Le nombre de points accordés est indiqué après chaque question. De plus, 5 points seront accordés pour la qualité générale du français dans les réponses. Nombre total de points: 20+5=25) (a) Expliquez en utilisant vos propres mots quel genre de problèmes la compagnie de bus avait il y a 6 ans. [2] (b) Qu’est-ce que l’auteur veut dire par ‘contrôle musclé’? [1] (c) Pourquoi le directeur a-t-il pris la décision d’engager des hôtesses? [2] (d) Expliquez l’expression ‘les bus s’humanisent’ (lignes 14-15). [1] (e) Pourquoi, à votre avis, les chauffeurs avaient-ils des doutes au début? [1] (f) Pourquoi pensez-vous qu’ils refusent maintenant de prendre le volant s’il n’y a pas d’hôtesse à bord? [1] (g) Quelle image vous faites-vous du directeur? [2] (h) Quelle attitude les jeunes avaient-ils envers les hôtesses au début? [1] Qu’est-ce qui leur a fait changer d’attitude? [1] Comment se comportent-ils maintenant? [1] (i) Pourquoi, à votre avis, Malika, Nadia et Isabelle ont-elles participé à la fête de la musique? Donnez trois raisons. [3] (j) Expliquez pourquoi l’auteur de l’article utilise les expressions suivantes: • ‘si vous mettez des gros bras’ (ligne 18) [1] • ‘apprivoiser’ (ligne 29)? [1] (k) Trouvez-vous le titre approprié? Pourquoi/pourquoi pas? Quel titre auriez-vous donné à ce texte? [2] [20 + 5]

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4 Copyright Acknowledgements: Question 1 © François Dunois; Phosphore, December 1998. Permission to reproduce items where third-party owned material protected by copyright is included has been sought and cleared where possible. Every reasonable effort has been made by the publisher (UCLES) to trace copyright holders, but if any items requiring clearance have unwittingly been included, the publisher will be pleased to make amends at the earliest possible opportunity. University of Cambridge International Examinations is part of the Cambridge Assessment Group. Cambridge Assessment is the brand name of University of Cambridge Local Examinations Syndicate (UCLES), which is itself a department of the University of Cambridge. © UCLES 2007 0501/01/M/J/07 DEUXIÈME PARTIE Lisez attentivement le texte suivant, puis répondez à la question. Graine de militant Arrivée en France il y a deux ans d’Algérie, Sabrina, 14 ans, parle un français parfait. Bien qu’elle n’ait pas trouvé facile de s’adapter à son nouveau pays, elle a accepté de devenir médiatrice dans son collège où les conflits entre élèves sont fréquents. Le rôle du médiateur est de tenter de résoudre les conflits des cours de récréation pour éviter la violence. Sabrina ne va pas vous raconter d’histoires car elle déteste l’hypocrisie qui, selon elle, est une forme de violence. «J’ai participé aux quinze heures de formation à la médiation organisée par les profs du collège, parce qu’entre midi et 2 heures, j’étais mieux à l’intérieur que sous la pluie !» Mais Sabrina admire le courage : «Demander de l’aide, par exemple, c’est une forme de courage.» Ses barrettes papillons sont trompeuses. Sabrina n’est pas une enfant sage et fragile. «Pendant la formation, j’ai beaucoup appris sur moi. C’est important pour régler les conflits des autres.» L’agressivité, elle connaît. «Moi aussi, avant, j’avais tendance à crier, je me battais même avec les garçons.» Depuis la rentrée, pendant les récrés du vendredi, son badge de médiatrice au revers de sa veste, elle se promène dans la cour, le regard perçant. Des insultes, le ton qui monte, une bousculade, un poing ou un pied rageur… Sabrina intervient : «Vous voulez qu’on parle ?» Si les protagonistes sont d’accord, ils s’isolent tous les trois. «Je leur demande de me raconter leur conflit. Ensuite, je répète l’histoire en leur demandant si je ne me trompe pas. Et puis on cherche des solutions. La plupart du temps, ça se termine par une poignée de main. Après, il ne faut pas oublier de les féliciter.» Sabrina raconte qu’à l’école, elle «n’aime pas trop apprendre». Pourtant, côté diplomatie, elle se distingue rapidement. L’année dernière, elle a résolu vingt-cinq conflits en quelques mois. Un seul a échoué. «Une des filles était de mauvaise foi. Dans ce cas-là, c’est presque impossible.» Selon Sabrina, les disputes de filles sont plus difficiles à résoudre que celles des garçons, parce que plus compliquées. Difficile aussi : le regard de certains élèves qui pensent que les médiateurs racontent leurs problèmes à tout le monde. Rien de plus faux : toute médiation reste anonyme. 5 10 15 20 25 30 2 Résumez les deux textes en montrant les points communs et les divergences. Ecrivez environ 200 mots. [25]