Cambridge IGCSE French - First Language 0501 — 2006 May/June Paper 2 · Variant 1

0501/21/M/J/06

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UNIVERSITY OF CAMBRIDGE INTERNATIONAL EXAMINATIONS International General Certificate of Secondary Education FIRST LANGUAGE FRENCH 0501/02 Paper 2 Reading and Directed Writing May/June 2006 2 hours 15 minutes Additional Materials: Answer Booklet/Paper READ THESE INSTRUCTIONS FIRST If you have been given an Answer Booklet, follow the instructions on the front cover of the Booklet. Write your Centre number, candidate number and name on all the work you hand in. Write in dark blue or black pen on both sides of the paper. Do not use staples, paper clips, highlighters, glue or correction fluid. Answer all questions. At the end of the examination, fasten all your work securely together. The number of marks is given in brackets [ ] at the end of each question or part question. D’ABORD LISEZ LES INSTRUCTIONS Si vous avez une feuille-réponse suivez les instructions données sur cette feuille. Écrivez le numéro de votre Centre, votre numéro de candidat et votre nom sur chaque feuille que vous rendez à la fin de l’examen. Écrivez en encre bleue foncée ou noire sur les deux côtés du papier. N’utilisez ni agrafes, ni trombones, ni surligneur, ni colle, ni correcteur fluide. Répondez à toutes les questions. À la fin de l’examen, attachez bien toutes vos feuilles ensemble. Le nombre de points est mentionné entre parenthèses [ ] à la fin de chaque question ou partie de question. This document consists of 4 printed pages. IB06 06_0501_02/RP  UCLES 2006 [Turn over www.XtremePapers.com

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2 © UCLES 2006 0501/02/M/J/06 PREMIÈRE PARTIE Lisez attentivement les textes suivants, puis répondez aux questions. «Il n’y a que sur la glace que je suis bien!» La petite silhouette noire bondit, tournoie et se fige, dans un ultime salut. Le public hurle. En ce 22 avril 2004, Jean devient champion de France minime de patinage. Le vainqueur a douze ans, des boucles blondes, des yeux bleus, le sourire rare et des muscles de béton. Il vit avec ses parents et ses deux sœurs dans une petite maison de la banlieue parisienne. Il ne va pas à l’école, ne regarde pas la télé, ne joue pas avec ses copains, ne part pas en vacances. Jean, sportif de haut niveau, est entièrement tendu vers son objectif: bien patiner. Une obsession depuis le jour où il a posé, pour la première fois, un pied sur la glace. Il avait cinq ans. Et puis, un jour, tout bascule. Jean a dix ans et revient enthousiasmé d’un stage en disant: «Je veux m’entraîner à Champigny. Sinon, j’arrête». Les parents, interloqués, paniquent. Le centre de Champigny, qui prépare les champions de demain, ne sera-t-il pas trop dur? Comment combiner l’entrée en classe de sixième et les quatre heures d’entraînement quotidien? Qui fera les 220 km aller et retour, chaque jour? «Jean était tellement déterminé, on a cédé.» Pour l’apprenti champion, une nouvelle vie commence. Lever à 5h30. Patinage de 7h à 11h30. Scolarité à domicile l’après-midi. Coucher à 8h30. Le week-end, compétition et musculation. «C’est sûr, j’ai pas de copains, reconnaît Jean. Quelquefois, c’est dur d’être seul.» Un bref sourire illumine son visage trop sérieux. «Mais il n’y a que sur la glace que je suis bien!» Pour rendre ce bonheur possible, la famille a presque tout sacrifié. Le père de Jean fait la navette entre la maison et la patinoire et assure son propre travail le soir. Sa mère joue la maîtresse d’école. Le budget familial arrive tout juste à faire face aux frais: cotisation, stages, patins, tenues, déplacements. «Tout y passe», avoue la maman. Tout, même les vacances. Alors, bien sûr, de temps en temps, on doute: «Mais ça ne dure pas, affirme la mère. Nous sommes tous conscients de sa chance». Et, pour les moments difficiles, Jean a une arme secrète: Petit Lion. «Je dors avec, il me suit partout», murmure-t-il en serrant la peluche dans ses bras.

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3 © UCLES 2006 0501/02/M/J/06 [Tournez la page Faut-il encourager les enfants à devenir champions ou protéger leur enfance? Créteil. Centre de la Lévrière. Vingt petites filles courent, sautent, pirouettent… Des corps incroyablement musclés et souples. Des visages concentrés, tendus par la souffrance. De temps en temps, un entraîneur intervient: des mots brefs, qui claquent. Elles baissent la tête, recommencent. Dans cette salle de banlieue parisienne s’entraînent les espoirs français de la gymnastique. Elles ont entre huit et quinze ans, et travaillent en moyenne quatre heures chaque jour. Enfants martyres? Non: athlètes passionnées, motivées, amoureuses de leur sport. C’est ce que disent les parents, ce qu’affirment les entraîneurs… et ce que confirment les enfants. Aujourd’hui, le sport de haut niveau nécessite un entraînement intensif dès le plus jeune âge. C’est particulièrement vrai pour les sports dits «à maturité précoce» comme la gymnastique, le patinage, le tennis, la natation. Pour devenir champion, il faut le vouloir, très jeune. Mais à sept, huit ans, un enfant peut-il faire un choix aussi exclusif? Pour le Dr Carrier, psychiatre, la réponse est nette: «Au départ, l’enfant n’a pas de vocation pour un sport, encore moins pour être champion». Le hasard est forcé par le désir des parents, une star qui fait rêver, un film… Pour Marie, championne de volley-ball, c’est un dessin animé japonais qui a tout déclenché: «Ça s’appelait Jeanne et Serge, sourit-elle, et je voulais bondir comme les héros! J’ai demandé à mes parents de m’inscrire dans un club». Aurélie, onze ans, a dû quitter ses parents qui vivent à la campagne pour habiter chez son entraîneur parisien. «Je l’ai décidé», dit-elle calmement. Son père est plus nuancé. «Aurélie pleure souvent au téléphone, sa mère aussi. Moi, j’attends d’être seul pour m’effondrer. C’est dur!» Jusqu’où accepter ces sacrifices? Faut-il encourager le champion ou protéger son enfance? Pour de nombreux parents se pose un cas de conscience. Pour la mère de Julien, le doute est quotidien: «Je vois mon enfant souffrir, torturer son corps, peut-être même le détraquer, et je me dis: en tant que mère, comment peux-tu laisser faire? Il m’a parfois supplié d’arrêter… Mais si j’avais accepté, il m’en aurait voulu». Habitué à un mode de fonctionnement très émotif, avec des pics d’anxiété et de joie, protégé par un monde fermé, avec ses codes et ses clans, l’enfant sportif de haut niveau est «inapte» à la vie normale. 1 Selon ces deux articles quels sont les côtés positifs et négatifs de l’entraînement sportif de haut niveau pour les jeunes enfants et leurs familles? Écrivez environ 200 mots. [20] 2 Imaginez un dialogue entre un(e) adolescent(e) pour qui le sport n’est qu’un passe-temps et un(e) jeune sportif(-ve) de haut niveau. Basez votre dialogue sur les idées exprimées dans les textes. Écrivez environ 200 mots. [20]

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4 Permission to reproduce items where third-party owned material protected by copyright is included has been sought and cleared where possible. Every reasonable effort has been made by the publisher (UCLES) to trace copyright holders, but if any items requiring clearance have unwittingly been included, the publisher will be pleased to make amends at the earliest possible opportunity. University of Cambridge International Examinations is part of the University of Cambridge Local Examinations Syndicate (UCLES), which is itself a department of the University of Cambridge. © UCLES 2006 0501/02/M/J/06 DEUXIÈME PARTIE Lisez les extraits d’article ci-dessous. Le redoublement* accroît le risque d’échec scolaire Selon une étude entreprise par le ministère de l’éducation nationale, plus le redoublement intervient tôt, plus il est associé à une faible réussite scolaire. Par exemple, moins de 10% des enfants redoublant leur première année d’école primaire obtiennent leur bac. «Le redoublement semble fragiliser la confiance en soi de l’élève l’amenant à réduire ses ambitions scolaires, note l’un des auteurs de cette étude. De plus, l’image des élèves redoublants auprès des enseignants apparaît moins favorable, ce qui influe sur leur orientation.» (…) Les chiffres le prouvent: plus un élève de 14 ans est en retard, plus ses performances sont mauvaises. Les enseignants, majoritairement hostiles au passage automatique, veulent se garder la possibilité, même exceptionnelle du redoublement. (…) Pays européens où l’on ne redouble pas: Danemark, Finlande, Irlande, Royaume-Uni, Suède… Pays européens où l’on redouble: Autriche, Belgique, Grèce, Espagne, Italie, Pays-Bas, Allemagne… En France: 66% des élèves entrés en sixième en 1989 ont redoublé au moins une fois pendant leur scolarité. Cas modèle: le Danemark. Dans ce pays, l’enfant ne peut pas redoubler pendant les neuf années que dure la scolarité obligatoire. Il suit donc, le même groupe de camarades du début à la fin de sa scolarité, et est accompagné durant toute cette période du même professeur principal. S’il rencontre des difficultés, l’élève bénéficie d’actions de soutien et de rattrapage et de l’aide d’un personnel spécialisé (psychologues, orthophonistes). * redoublement = le fait de refaire une année scolaire 3 Vous êtes élève dans une école où le redoublement est assez fréquent. Votre classe vous a choisi(e) pour écrire au directeur/à la directrice pour exprimer votre avis sur l’utilité du redoublement. Écrivez une lettre de 200 à 250 mots. [20]