Cambridge IGCSE French - First Language 0501 — 2005 May/June Paper 2 · Variant 1
0501/21/M/J/05
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Question paper, page 1
UNIVERSITY OF CAMBRIDGE INTERNATIONAL EXAMINATIONS International General Certificate of Secondary Education FIRST LANGUAGE FRENCH 0501/02 Paper 2 Reading and Directed Writing May/June 2005 2 hours 15 minutes Additional Materials: Answer Booklet/Paper READ THESE INSTRUCTIONS FIRST If you have been given an Answer Booklet, follow the instructions on the front cover of the Booklet. Write your Centre number, candidate number and name on all the work you hand in. Write in dark blue or black pen on both sides of the paper. Do not use staples, paper clips, highlighters, glue or correction fluid. Answer all questions. The number of marks is given in brackets [ ] at the end of each question or part question. At the end of the examination, fasten all your work securely together. D’ABORD LISEZ LES INSTRUCTIONS Si vous avez une feuille-réponse suivez les instructions données sur cette feuille. Écrivez le numéro de votre Centre, votre numéro de candidat et votre nom sur chaque feuille que vous rendez à la fin de l’examen. Écrivez en encre bleue foncée ou noire sur les deux côtés du papier. N’utilisez ni agrafes, ni trombones, ni surligneur, ni colle, ni correcteur fluide. Répondez à toutes les questions. Le nombre de points est mentionné entre parenthèses [ ] à la fin de chaque question ou partie de question. À la fin de l’examen, attachez bien toutes vos feuilles ensemble. This document consists of 4 printed pages. IB05 06_0501_02/RP UCLES 2005 [Turn over www.XtremePapers.com
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2 © UCLES 2005 0501/02/M/J/05 PREMIÈRE PARTIE Lisez attentivement les textes suivants, puis répondez aux questions. Cambodge, la chasse aux pilleurs d’espèces Des patrouilles de rangers formés par l’association Action Espèces Menacées (AEM) tentent de lutter contre le trafic de bois et d’animaux. Sous une pluie lancinante, la colonne de cinq rangers progresse depuis le matin sur un étroit sentier gorgé d’eau. Autour d’eux, la forêt du parc national de Bokor, dans le sud-ouest du Cambodge. Ek et ses rangers, formés depuis deux ans par AEM à la lutte contre la destruction des animaux et des plantes menacés, sont chargés de protéger la vie sauvage dans ce parc de 1600 km2. Ils sont en première ligne d’une guerre écologique dont le Cambodge n’est qu’un des fronts. Après moins d’une heure, deux chariots chargés de planches de bois apparaissent à travers le feuillage. D’un bond, les rangers se placent en travers du chemin. «Où avez-vous coupé ce bois?», demande Ek aux trois paysans interloqués. Ek les sermonne sur l’immoralité de piller les ressources du pays. L’air penaud, les braconniers promettent de ne pas recommencer. Outre l’entraînement des gardiens de Bokor, l’association a formé des policiers cambodgiens à lancer des raids sur les marchés et restaurants vendant des espèces menacées. En neuf mois, cette «unité mobile» a récupéré 7 000 animaux protégés avant qu’ils ne finissent sur la table de gourmets asiatiques: tortues, varans, cobras, pangolins, et même deux tigres détenus par un officiel cambodgien de haut rang. «On ne peut pas arrêter complètement le commerce des animaux rares. Notre but est de le perturber en l’attaquant sous des angles multiples», explique un responsable de l’association. Les espèces les plus menacées au Cambodge sont les tigres et les éléphants. Moins d’une vingtaine de tigres subsistent dans la forêt de Bokor. Localement, un tigre peut se revendre jusqu’à 6 000 dollars. Et un paysan gagne moins de 10 dollars par mois. Une fois la bête parvenue sur le marché chinois, friand de ces plaisirs interdits, les prix grimpent considérablement: un kilo d’os de tigre, par exemple, se vend 8 000 euros. Les raids de WildAid ont contraint la plupart des marchands d’animaux à la clandestinité, mais le négoce continue dans le secret des arrière-cours. Les dix équipes de rangers patrouillant en permanence dans le parc de Bokor ont mis un terme à la liberté totale dont jouissaient les braconniers. «Nous voyons déjà plus d’empreintes d’éléphants et de tigres», affirme un ranger. Le Cambodge demeure malgré tout la première source d’animaux protégés pour les marchés chinois.
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3 © UCLES 2005 0501/02/M/J/05 [Tournez la page École pour orangs-outans Dans la province du Kalimanta-Centre, en Indonésie, la déforestation suivie par la plantation de palmiers à huile a entraîné la disparition de l’habitat des orangs-outans. Les orangs-outans sont chassés parce qu’ils sont considérés comme un fléau. Comme leur habitat se réduit de plus en plus parce qu’il est détruit par les hommes, ils n’ont plus d’autre choix que de manger l’extrémité des tiges des jeunes palmiers dont ils raffolent. En une journée, un orang-outan mâle peut saccager une plantation de palmiers d’un hectare. Auparavant, les patrons des plantations offraient 150 000 roupies [16 euros] à toute personne qui parvenait à attraper ou à tuer un orang- outan. Mais à présent ils sont devenus plus conscients du danger d’extinction de cette espèce et coopèrent avec le Centre de réhabilitation des orangs-outans créé par une association. Ce centre héberge actuellement 117 orangs-outans. Beaucoup d’entre eux arrivent au centre souffrant de brûlures causées par les fumées et les cendres des incendies de forêt. Ceux qui survivent leurs blessures et qui ne souffrent d’aucune infection sont aussitôt relâchés dans leur habitat, mais ceux qui ont été domestiqués doivent aller dans une école spécialisée pour réapprendre la vie sauvage. Pour les bébés, il y a une crèche qui accueille actuellement 56 petits. La plupart sont des orphelins dont les parents ont été tués. En classe, les instructeurs leur enseignent à se familiariser avec l’environnement de la forêt: «L’instructeur doit procéder lui-même à la démonstration, comme grimper aux arbres. Parfois, lorsqu’il est arrivé au sommet, les bébés se sauvent abandonnant leur professeur perché dans les branches», raconte l’infirmier. Après la «maternelle», les orangs-outans entrent en classe intermédiaire où ils apprennent à fabriquer un repaire et à chercher des fruits pour leur subsistance à venir. Lorsqu’ils ont terminé le cycle des apprentissages, ils sont à nouveau enfermés dans des cages de «socialisation» avant d’être lâchés dans leur habitat. Aujourd’hui, les organisations dévouées aux orangs-outans concentrent leurs efforts sur la préservation de l’habitat qui subsiste encore dans cette région afin d’y regrouper tous ces singes encore vivants. Mais pourquoi donc tant d’acharnement à vouloir les sauvegarder? La sauvegarde d’un orang-outan dans son habitat nécessite de préserver 10 hectares de forêt. Cela entraîne la préservation d’environ 166 espèces d’arbres, 150 espèces d’oiseaux, 35 espèces de mammifères et 36 espèces de poissons. Préserver la forêt dans cette région signifie donc restaurer l’équilibre naturel nécessaire à la vie des communautés humaines. Les habitants de la région sentent bien déjà eux-mêmes que l’extinction des orangs-outans menace aussi la survie quotidienne des hommes dans leur environnement naturel. 1 Résumez l’action des associations décrites dans ces deux articles en montrant ce qu’elles ont en commun et en quoi elles diffèrent. Écrivez environ 200 mots. [20] 2 Imaginez que vous êtes un(e) des responsables de Action Espèces Menacées (AEM) ou du centre de réhabilitation des orangs-outans et que vous êtes interviewé(e) par un journaliste français. Durant l’interview, expliquez le but de votre association, les résultats obtenus et essayez d’encourager les gens à vous sponsoriser. Rédigez l’interview. Écrivez environ 200 mots. [20]
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4 Permission to reproduce items where third-party owned material protected by copyright is included has been sought and cleared where possible. Every reasonable effort has been made by the publisher (UCLES) to trace copyright holders, but if any items requiring clearance have unwittingly been included, the publisher will be pleased to make amends at the earliest possible opportunity. University of Cambridge International Examinations is part of the University of Cambridge Local Examinations Syndicate (UCLES), which is itself a department of the University of Cambridge. © UCLES 2005 0501/02/M/J/05 DEUXIÈME PARTIE Lisez l’article ci-dessous. Une alternative pour personnes âgées Une maison de retraite bouscule les frontières entre générations: une crèche et la bibliothèque municipale ont été installées au cœur de son établissement La résidence des Capucines, à Saint-Maur (Val-de-Marne, région parisienne) expérimente avec succès depuis un an une formule originale: faire cohabiter, dans le même établissement, plusieurs générations. La garderie ouverte au sein de la maison de retraite accueille tous les jours une douzaine d’enfants de 18 mois à 3 ans qui partagent activités et repas avec les 110 retraités. L’expérience permet aux retraités de sortir de leur isolement et apprend aux petits à respecter les anciens. Les parents, eux, sont ravis. «C’est chaleureux, c’est familial, ici, témoigne une mère de famille. En côtoyant les personnes âgées, les enfants apprennent à les respecter.» L’expérience de la bibliothèque municipale est tout aussi positive. Non seulement une grande partie des résidents, qui ont une moyenne d’âge de 82 ans, empruntent régulièrement des ouvrages à la bibliothèque, mais aussi un contact se crée avec les lecteurs venus de l’extérieur de l’établissement. De plus, des ateliers de lecture et des spectacles organisés régulièrement permettent des rencontres entre générations et apportent vie et gaieté à cette maison de retraite. 3 Vous avez rendu visite à une personne âgée qui réside dans cette maison de retraite. Vous décidez d’écrire un article pour le journal de votre école dans lequel vous expliquez les avantages qu’apporte le contact entre générations. Basez votre réponse sur l’article ci-dessus. Écrivez de 200 à 250 mots. [20]